LES ORIGINES VAUDOU GRAND MARABOUT KOKOUVI.

LES ORIGINES VAUDOU GRAND MARABOUT KPOTA.

Le vaudou désigne l’ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l’affirmation d’un monde surnaturel, mais aussi l’ensemble des procédures permettant d’entrer en relation avec celui-ci.

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Le vaudou peut être décrit comme une culture, un héritage, une philosophie, un art, des danses, un langage, un art de la médecine, un style de musique, une justice, un pouvoir, une tradition orale et des rites.

Le panthéon est avant tout constitué des forces de la nature, comme dans le chamanismeLes esprits vaudou (Loas) et leurs relations renvoient aux puissances naturelles que sont la foudre, la mer, la maladie, etc. Le culte s’intéresse aussi à d’autres entités surnaturelles, telles que les ancêtres divinisés.

Appelée Vaudou en Haïti et Voodoo à la Nouvelle-Orléans, son nom devient Santéria, Lukumi ou Regla de Ocha à Cuba, Candomblé ou Umbanda au Brésil.

Le vaudou qui signifie « Culte des esprits » tire ses racines des pratiques religieuses et magiques africaines associées au culte catholique. En effet aux XVI ème siècle, pour pallier à la disparition des indiens en tant que main d’œuvre des millions d’africains vont être déportés dans les colonies du Nouveau Monde et notamment sur l’île de St-Domingue (qui deviendra plus tard Haïti). C’est là que naquit le Vaudou. Sous l’influence et l’oppression des colons, les esclaves métissèrent leurs traditions africaines du culte catholique.

Très vite les réunions secrètes se multiplièrent dans les champs de coton, les forêts et les grottes. Il n’était alors pas rare d’entendre s’élever, à la nuit tombée, d’étranges psalmodies chantées au rythme des tambours. Le Vaudou peu à peu devint un outil de cohésion entre les esclaves, une communion spirituelle et sociale dans la résistance face à l’esclavage. A tel point que ce fût lors de la cérémonie de  »Bois Caïman » que fût prêté le serment qui donnera lieu à la première grande insurrection à Haïti.

Par la suite, avec la proclamation de la première république noire de Haïti en 1804 et les migrations des esclaves, le Vaudou dépassa les frontières des Caraïbes. C’est à cette époque que la Nouvelle Orléans devint la place forte du Vaudou aux Etats Unis. Avant 1803, la Louisiane appartenait à la France. Les colons français, témoins de ce qui s’était passé à Haïti, interdirent toute importation d’esclaves venant des Indes Occidentales. Mais la louisiane fût rachetée par les américains qui levèrent l’embargo. Les esclaves des Indes affluèrent alors à la Nouvelle Orléans. Certains étaient libres, affranchis ou esclaves en fuite. D’autres sont arrivés avec leurs maîtres qui fuyaient la révolte. Ils amenèrent le Vaudouisme.

Les premiers lieux de rassemblement seront le Bayou de St.John et les abords du lac Ponchartrain à la Nouvelle Orléans, lieux qui demeureront célèbres pour leur cérémonies. Dès 1817, les maîtres d’esclaves commencèrent à craindre ces rassemblements. Tout rassemblement fût alors interdit en dehors de zones et d’horaires bien déterminés, en l’occurrence les dimanches après midis au Square Congo. Les esclaves et les affranchis y faisaient des simulations de leurs danses vaudous devant les tenants de la société créole. Bien sûr parallèlement ils continuaient à se retrouver en secret pour pratiquer le véritable Vaudouisme. Vers 1830 apparût une reine vaudou, probablement la plus connue des grande prêtresses, Marie Laveau. Elle dirigea le Vaudouisme à la Nouvelle Orléans durant plusieurs décennies.

Aujourd’hui le Vaudou a atteint un rayonnement mondial, même si il reste prédominant dans les Caraïbes et dans certains pays d’Afrique comme le Bénin. Encore de nos jours, le Vaudou est craint et souvent vu comme une religion diabolique. Ceci s’explique déjà par le contexte de l’époque où est né le Vaudou. Les grandes religions du monde voient souvent d’un mauvais œil les pratiques religieuses non conformes à leurs dogmes et ont , pour la plupart, souvent adoptée une stratégie d’expansion. De ce fait l’essor du Vaudou dans les colonies aux XIXe siècle était perçu comme un danger pour l’évangélisation du Nouveau Monde, d’où la diabolisation de ces rites. La seconde raison à cette mauvaise réputation vient du fait que le Vaudou, de par ses mystères et les peurs qu’il pouvait engendrer, fût un sujet qui inspira énormément de fictions hollywoodiennes, lesquelles montraient ses aspects les plus extrêmes et les plus sombres.

Polythéiste ou monothéiste ?

Il y a dans le vaudou tout un panthéon d’esprits nommés Loas. Lors des cérémonies, ce sont ces esprits qui sont invoqués. Mais au dessus il y aurait Dieu ou le « Grand Maître », démiurge suprême qui serait le début et la fin de tout ce qui existe. Si son nom est souvent invoqué dans la vie quotidienne, il ne lui est rendu aucun culte car placé au fondement même de la symbolique des esprits, il en constitue la réserve. Ainsi les Loas seraient l’équivalent des Saints de la religion catholique (il est d’ailleurs troublant de voir à quel point beaucoup de ces loas correspondent à des Saints du catholicisme), à savoir des intermédiaires entre l’humain et le divin. Il est considéré par les pratiquants du vaudou comme la même entité que celle des autres religions monothéistes, une entité Universelle existant par delà les dogmes et les interprétations religieuses. Ainsi pour les Vaudouisans toutes les religions monothéistes s’adressent à la même et seule entité et sont par là même en droit d’être respectées. Au niveau des rites aussi le calendrier vaudou est adapté selon celui de l’Église Catholique.

Dès sa naissance le vaudouisant , après son baptême catholique est placé sous la protection de son Lwaracine, un esprit tutélaire de sa famille. Plus tard il devra subir les épreuves de l’initiation. Il devra alors servir un esprit spécial, le LWa-me Te T (Loa maître tête), qui aura pour charge d’assumer la direction de sa vie. Les Loas sont parfois représentés sous formes d’ancêtres disparus, d’humains à visages d’animaux ou de Saints de la mythologie chrétienne. Ils sont terrestres mais invisibles, ils logent dans les éléments naturels : les arbres, les rivières, les montagnes, le tonerre, la tempête, le feu , l’eau, l’air.

Les Loas sont divisés en deux groupes , ceux du culte Rada et ceux du culte Petro. Les Loas Rada viennent de la tradition africaine et sont de nature bénéfique et bénigne. Les Loas Petro sont apparus à l’époque de l’esclavage et ont une connotation beaucoup plus ambivalente et obscure.

Le Vaudou compte une multitude d’autres Loas, et au fur et à mesure du temps en apparaissent d’autres. En effet ce culte s’adapte aux différentes époques et intègre certaines croyances d’autres religions. Ceci peut s’expliquer par le fait qu’il n’y a pas véritablement de dogme fixe et que les croyances y ont été transmises essentiellement par voie orale, même si certains textes, comme la Kabbale ou la Bible, sont utilisés.

La Mambo

Saluons la mambo, notre mère!
Saluons le mambo, maîtresse de ces lieux.
Que ceux qui ne la connaissent pas
S’approchent pour la contempler!
Saluons la mambo, notre mère!
Saluons le mambo, maîtresse de ces lieux.
Le hongenikon va la louer

+ + + + + + +

Les hounssi

Vévélo, c’est la hounsi
Qui fait la mambo, zégouélo
Zégouélo, c’est la hounssi
Qui fait la mambo, zégouélo
Si la mambo tombe
La hounssi se tient debout
A sa place!
zégouélo, c’est la mambo
Qui fait la hounssi
zégouélo !

+ + + + + + +

Pour guédé

O la pine, la belle pine
Que celle de Papa Guédé!
O la pine, la belle pine
Que celle de Papa Guédé!
Guédé n’a besoin de personne
Pour bander
Admirez la pine de Papa Guédé!  

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Les houngno

Voici les nouveaux-nés des esprits,
Les voici!
Regardez les nouveaux-nés des esprits,
Les voici!
Regardez leur « voyage »!
Voici les nouveaux-nés des esprits! 

+ + + + + + + 

Sortie des houngno

Mets les hounssi dehors!
O toi houngan plein de finesse
Mets les hounssi dehors!
C’est terminé, l’épreuve est terminée
Mets les hounssi hors de la cellule
Remets-les dans le monde!  

+ + + + + + + 

Pour saint Jean-Baptiste

Saint Jean-Baptiste, O Saint Jean-Baptiste
Je t’appelle
J’appelle saint Jean
Serai-je capable
De le recevoir en moi?
Saint Jean, Saint Jean-Baptiste
Je t’appelle!  

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Pour Grand Bois

Voilà Grand Bois!
Voilà Grand Bois, louons-le!
Sous la tonnelle du temple
Nous le recevons avec honneur!
Grand Bois est partout : de ce côté-ci
Et de l’autre
Ouvrant toutes les portes pour nous. 

+ + + + + + + 

Pour Hogou Badagri

Hogou fer, Hogou Badagri
Avec ta machette, tu traceras
Pour moi le chemin
A travers les ronces et les épines
De la vie!  

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Pour Erzulie Dantor

Erzulie Dantor
On dit que tu manges les hommes
Combien en as-tu mangés?
Que ceux qui disent du bien de toi
Soient protégés!
Que ceux qui disent du mal
Soient écrasés par la foudre! 

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Pour Angoué

O toi Agoué!
Agoué si tu n’es pas capable
D’épouser toutes les femmes de
Ce temple, choisis au moins
L’une d’entre elles!
Agoué, si tu ne peux nous
Prendre toutes,
Choisis l’une d’entre nous;
Dans les profondeurs de la mer
Elle ira te rejoindre,
Dans ta demeure de « Lan zilés »
Pour saluer le vèvè
Regarde le vévé qui est tracé ici
Regarde-le
Le vèvè que tu vois ici
C’est pour Damballah lui-même
Qu’ils l’on tracé

Le rite se fait au sein d’un Hounfor (temple vaudou) et est dirigé un Houngan (prêtre vaudou) ou son équivalent féminin la Mambo. Le Hougan et la Mambo sont souvent munis d’une calebasse emplie de vertèbres de couleuvre qui les différencie des autres pratiquants. La cérémonie se déroule en deux temps: l’appel des loas et le sacrifice. Avec le Houngan et la Mambo, les initiés sont les principaux acteurs de la cérémonie. Ils ont divers rôles : musiciens, danseurs, commanditaire, sacrificateur, spectateurs.

On sacralise l’espace par le rite du Jétédlo (jeté de l’eau), la disposition des objets sacrés vers les quatre points cardinaux et la parade des drapeaux. Au milieu du lieu de cérémonie se trouve le poteau mitan, un mât décoré des signes des Loas, symboles de la communication entre le monde céleste et le monde terrestre. Le poteau mitan symbolise l’axe du monde. Au pied du poteau mitan, sur un socle, sont rassemblées les offrandes, différentes selon le Loa invoqué. Au sol autour du poteau mitan sont dessinées à la craie, avec de la farine, du plâtre ou du marc de café, les symboles des Loas : les Vèvès. D’autres signes sont souvent peints sur le poteau mitan, accompagnés d’objets accrochés, notamment des feuilles de palmier royal destinées à chasser les mauvais esprits.

Par la suite, les tambours, éléments essentiels et symboliques du rite, se mettent en place. Les tambours font battre à l’unisson les coeurs des initiés et ceux des Loas: les deux mondes entrent alors en contact par les prières, les danses, la musique et les libations. Les Loas sont sensés se nourrir et bien boire à leur arrivée afin d’être disposés à aider ceux qui sollicitent leur aide. Des mets divers et des liqueurs les attendent.

Arrive alors le moment du sacrifice. On prépare l’animal en l’habillant de symboles multiples, en le nourrissant et en le parfumant avec des potions préparées par le Houngan. Le rythme des tambours s’accélère et se fait plus intense, emportant les initiés dans une transe spirituelle. Une fois l’animal égorgé, le sacrificateur goûte à son sang et les initiés y trempent leurs mains. L’animal est alors présenté, offert symboliquement aux Loas, face aux quatre points cardinaux. Les chants et danses redoublent de puissance, les vèvès préalablement déssinés sur le sol sont sensés appeller les Loas.

C’est alors que survient le sommet de la cérémonie. Le Loa entre dans le corps de l’un des initié, on dit qu’il le chevauche. Il se met à danser avec frénésie, différemment selon le Loa invoqué. C’est la communion spirituelle. Le Loa pourra alors répondre à quelques questions puis il quittera le corps du possédé. Le Loa ne partira pas tout à fait après la cérémonie: un lien se crééra entre l’initié et l’esprit pour toute sa vie.

Si les Houngans recherchent avant tout la communion spirituelle par le respect des équilibres et l’osmose avec la nature et les différentes formes de vie, il existe des prêtres nommés Bokor, qui eux se livrent, dans le but de nuire, à une forme de magie noire. C’est cette dernière qui, même si minoritaire chez les véritables pratiquants Vaudou, a le plus marqué l’inconscient collectif.

Ce qui différencie un Bokor d’un Houngan est essentiellement la pratique de l’envoutement, notamment par l’utilisation de poupées Vaudou, même si en réalité ces dernières font davantage parti du folklore que véritablement du Vaudou par lui même. Il est d’ailleurs amusant de voir que cet aspect du Vaudou est celui qui vient en premier dans l’esprit des gens lorsqu’ils parlent de cette pratique car ce genre de poupées existaient bien avant la naissance du Vaudou. Dans la France du Moyen-Age des poupées en cire traversées d’aiguilles pour nuire à autrui étaient déjà utilisées. Ces poupées ne seraient-elles que des vestiges du colonialisme importés par les européens? Il n’en demeure pas moins qu’elles sont utilisées dans le Vaudou, mais cette pratique est plus de l’ordre du Hoodoo(Partie folklorique et sorcellerie) que véritablement du Vaudou pur en tant que culte.

Une autre pratique assez connue est la zombification. Le Bokor fait jeter au visage de la victime une poudre, la plongeant dans une profonde léthargie proche de la mort. Le but est de ralentir les fonctions vitales au maximum, ce qui donne tous les symptômes de la mort clinique. Dans la conception de cette drogue intervient également, selon le folklore, des os broyés en poudre (de préférence ceux d’un ou d’une sorcière), des peaux de lézards, des vers polychètes, certaines plantes plantes et aussi la Tétradotoxine issue du poisson globe qui a un grand rôle dans la composition de cette poudre. Tenue pour morte, la victime est enterrée puis exhumée le soir même par un sorcier qui lui administre un contre-poison. L’individu reste plongé dans un état de catalepsie, dû à la faible oxygénisation de son cerveau. Le bokor se servirait ainsi de ce zombi comme esclave. Il existe à Haïti des sociétés secrètes telles que Bizango ou la Secte Rouge (aussi appelée Cochon Gris), constituées de Bokors exercant ce genre de pratique ainsi que le sacrifice humain. Il est difficile de savoir si de telles affirmations sont fondées, il n’en reste pas moins que ces sociétés secrètes instaurent un climat de terreur bien réel au sein de la population haïtienne. Cette information a besoin d’être vérifiée cependant car beaucoup de choses ont changé depuis le tremblement de terre de 2010.

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Lwa (Loa) des forgerons, du feu et de la guerre, a pour emblème le sabre ou la machette des tribus yoruba du Nigeria. Ses animaux préférés sont le bélier et le coq rouge. C’est un Lwa de la famille Nago intégré au rite rada. Il est connu pour sa vaillance guerrière. Montés par Ogou Feray, les résistants haïtiens écrasèrent la vieille infanterie française pendant la guerre de libération. Ayant contribué à l’indépendance de ce pays, Ogou Feray est l’objet d’une vénération particulière. Sa couleur préférée, le rouge, revoie au feu qui est son domaine propre. Il est aussi cependant le Lwa de la fertilité, car il entretient les rapports intimes avec Erzulie qui personnifie la beauté et la sensualité et réside dans les eaux. On dit également que Ogou est le cousin de Zaka, Lwa de l’agriculture, et qu’il a pour fils adoptif le Lwa Brave-Gédé, qui préside à la mort et dont l’attribut symbolise le phallus.

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Marassas:

Les jumeaux vivants et morts sont investis d’un pouvoir surnaturel qui fait d’eux des êtres d’exception. Dans le panthéon vaudou, une place privilégiée leurs est réservée à côté des grands mystères. D’aucuns prétendent même que les Marassas sont les plus puissants que les Loas. Ils sont invoqués et salués au début d’une cérémonie, tout de suite après Legba. Dans certaines régions, ils ont la préséance sur cette divinité.

Toute famille compte des jumeaux parmis les siens ou dans une de ses lignées ancestrales doit, sous peine de « châtiment », leurs faire des offrandes et des sacrifices. Parfois, une famille frappée par une succession de malheurs apprend de la bouche d’un hougan qu’elle punit pour avoir négligé les Marassas appartenant à sa lointaine parenté, « au temps de la Guinée ». On considère aussi comme Marassa l’enfant qui naît avec les doigts adhérents, signe auquel on reconnaît qu’il à « mangé » son frère jumeau dans le sein maternel.

L’enfant qui, dans l’ordre des naissances, suit immédiatement les jumeaux est appelé le Dossou si c’est un garçon, la Dossa si c’est une fille. Unit en sa seule personne la puissance des deux et possède donc un pouvoir plus étendu que le leur. Le Dossou est plus fort que le Mrassa, plus fort que les Loas.

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Cousin Zacca:

C’est un esprit paysan qui favorise les récoltes et l’élevage. Dans les cérémonies vaudou, le déroulement de la « crise » est, là encore, particulièrement sensible. Ce Loa chevauche exclusivement des femmes. La mambo hâte la venue de l’esprit en touchant la possédée avec une palme, celle-là même qu’on utilise dans les cérémonies initiaitques. Puis elle présente au Loa ses attributs : le chapeau de paille et le Alfor, sac fait en feuilles de latanier vert, avec des pompons de sisal rouges et blancs. Enfin, la Houssi chevauchée ayant « pris pied », le Loa peut danser et prophétiser.

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Loko ou Loco:

loko comment devenir riche mystiquementL’esprit de la végétation est le dieu loco qui est le plus étroitement associé aux arbres dont il n’est d’ailleurs qu’une personnification. C’est lui qui donne aux familles leurs propriétés curatives et leurs vertus rituelles. Loco fait donc figure de dieu guérisseur, protecteur des « docteurs-feuilles » qui ne mangent jamais de l’invoquer avant d’entreprendre un traitement un traitement médical. Il est aussi gardien des sanctuaires. Il est conspiré à un hougan invisible ayant autorité sur tous les sanctuaires d’Haïti et qui possède aussi la clef des houmfo.

Le culte de loco se confond avec celui des arbres, tout spécialement avec celui des mapous ou fromagers antillais qui sont les hautes essences d’Haïti. Les offrandes qui leurs sont offerts sont déposées dans des sacoches accrochées aux branches de l’arbre sacré.
Les attributions et le caractère des esprits de la nature ne sont pas toujours revelés par leur apparence extérieure, c’est à dire par les déguisements ou comportement de leurs possédés, ainsi, loco a beau être une personnification des plantes, il n’est identifiable, lorsqu’il se manifeste qu’à la pipe que fume son serviteur et à la canne qu’il tient à la main.

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Erzulie:

Le vaudou connaît trois Erzulies, qui sont toutes des facettes du même Loa de feu:
- – Erzulie Fredda, qui représente l’amour tendre et sensuel
- – Erzulie Dantor qui est l’amour-passion, à la fois créateur et destructeurs
- – Erzulie Zila qui pourrait être la mère castratrice. Le symbole d’Erzulie Dantor est un coeur transpercé d’un poignard (poignard que la mambo, possédée, plonge dans son corsage). Son visage est d’une gravité extrême et son comportement sera d’une grande violence.

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Jean Dantor:

Le vaudou haïtien inclus également le cousin d’Erzulie Dantor qui, comme elle, « marche » sur le signe du feu. Jean Dantor allume souvent une gamelle (récipient de métal) de rhum avec laquelle il aspergera les fidèles, leur signifiant ainsi qu’ils peuvent être, s’ils le souhaitent, « transformés » (ici le sens de transformé nous est inconnu).

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Agoué (Agoueh ou Agwé):

Il est le maître des flots de la mer; il est le protecteur des gens de mer, des marins ou des pêcheurs et des bateaux mais aussi bien des animaux et des plantes qui y vivent.agoue Commerce

C’est un loa de la famille des Rada, originaire du Dahomey. Dans la famille d’Agoué, on trouve aussi Agoué Comblé, Agoué-Tonnerre, Agoué Awoyo.

Il est souvent représenté par métis aux yeux verts, qui porte un uniforme d’officier de marine et qui aime le son du canon. Le blanc est sa couleur symbolique.

La Sirène, esprit des sources et des rivières est considérée comme son épouse mais il semble qu’il ait eu quelques aventures avec la très troublante Erzulie

Il habite dans son palais sous-marin de Lan zilés qui se trouve en pleine mer, vers l’occident, et c’est dans cette zone sacrée que les adeptes lui font des offrandes lors de cérémonies vaudoues. Son palais est difficilement accessible mais il est censé contenir la plus grande réserve de cartes marines du monde, jalousement gardé par un loa gardien qui prend possession de quiconque vient chercher des cartes par simple avidité.

Les offrandes, les nourritures et les boissons (champagne en particulier) préférées du Loa, sont entassées dans une petite barque, qui sera emportée par les vagues tandis qu’une Hounssi présente la batouelle et que une autre souffle dans un lambi. Pendant toute la cérémonie les tambours ne cesseront de battre.

Une fois la barque livrées aux flots, les vodousians s’éloignent le plus rapidement possible, après avoir fait quelques libations. Ils évitent scrupuleusement de se retourner afin de ne pas contrarier le dieu lorsqu’il sortira de l’eau pour profiter des offrandes.

Si la barque sombre avec les offrandes c’est qu’Agoué accepte le sacrifice mais en revanche si la barque revient jusqu’à la rive, cela signifie qu’Agoué n’a pas été content du sacrifice qui lui a été offert.

« O toi Agoué! Agoué si tu n’es pas capable d’épouser toutes les femmes de ce temple, choisis au moins l’une d’entre elles! Agoué, si tu ne peux nous prendre toutes, Choisis l’une d’entre nous; Dans les profondeurs de la mer Elle ira te rejoindre, Dans ta demeure de Lan zilé. »

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Baron Samedi:baronsamedi Concour

Un autre Loa de première importance est Baron Samedi. Il est le chef des Gédés qui sont les Loas de la mort. Sa femme est la Grande Brigitte. Il est souvent représenté en habit noir et en chapeau haut de forme en train de fumer le cigare en buvant du rhum. Les cérémonies de magie et de sorcellerie qui lui sont consacrées ont lieu dans les cimetières ou à la croisée des chemins. On lui sacrifie boucs et coqs noirs, son attribut est une croix noire et ses couleurs sont le noir et le violet.

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Papa Legba:

C’est l’un des principaux loas. Il est le maître des carrefours, il garde l’entrée des temples, la croisée des chemins. C’est le premier loa à être invoqué lors des cérémonies car c’est celui qui ouvre les portes de la communication avec les autres loas. Versatile, parfois colérique, il peut être tout à tour protecteur ou maléfique. On le représente parfois sous les traits de Saint Pierre, qui garde les clefs du Paradis. Il vit sur les routes ou les croisements, où il apparaît sous les traits d’un vieillard boiteux en haillons. On lui offre du riz, des bananes et des coqs, sa couleur est le rouge.

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Aïzan:

C’est un très ancien Loa qui vient du culte des Fons et qui s’est révélée la première aux habitants de l’ile de Saint Domingue. Elle est la protectrice des marchés, des places publiques et des portes c’est pourquoi elle passe pour être la patronne des marchands.

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C’est un Loa bienfaisant et protecteur qui apporte laguérison notamment par les plantes et accorde protection et puissance aux initiés. C’est elle-même une Mambo qui aide de façon secrète ceux qui transmettent la connaissance du Vaudou. Elle communique également ses connaissances aux houngans en leur accordant un don de guérison.

Elle prend l’aspect d’un vieille femme  ce qui lui donne droit à la préséance dans les cérémonies où elle reçoit les offrandes immédiatement après celles offertes à Legba dont elle est l’épouse. En tant que Loa de la pureté elle est présente dans les cérémonies d’initiation particulièrement dans le Chiré Aïzan qui est un rite de purification.

 Sa couleur est le blanc et son arbre, le palmiste.
On la célèbre lors de la fête de l’igname.
On l’assimile à sainte Lucile. 

- – - A – - -
Açon: c’est le symbole de la prêtise. Il est composé d’une calebasse fermée, recouverte d’une résille de perles de couleur et de vertèbes de serpent, et accompagné d’une clochette. Le Hochet sacré n’est pas pécifiquement haïtien. On en a retrouvé dans les tombes Grèce archaïque, aussi bien qu’en Afrique et en Amérique indienne.

Agaou: esprit qui préside l’orage.

Agaoué: esprit des océans.

Aïda: « Aïda Oueddo », esprit femelle de « Damballah ».

Aïzan: esprit qui préside à l’initiation symbolisé par la dernière feuille du palmiste. Il représente l’union du mystère avec le monde végétal.

Angajan : Pacte entre une personne et un loa,dans la perspective de desseins malveillants.

Anssor: tambour géant (il peut atteindre deux mètres de hauteur) qui symbolise la voix des ancêtres.

- – - B – - -
Bagui: sanctuaire des esprits ou loa. On dit aussi « caye mystères » (maison des mystères).

Banda: danse des Guédé à caractère nettement érotique.

Baptême vaudou: Deux cérémonies marquent la naissance de l’enfant d’une initiée. Pour sa première sortie, on le présentera au soleil et à la nature tout entière. Ainsi sera t-il mis en harmonie avec les forces qui régissent notre cosmos. La seconde cérémonie, qui aura lieu quelques mois plus tard, manifestera son intégration à la communauté. Le baptême vaudou est, essentiellement, la présentation du nouveau-né au temple dont il sera désormais le protégé. Non seulement le parrain et la marraine se substitueront aux parents en cas de défaillance de ceux-ci, mais le groupe tout entier s’engagera à contribuer à sa subsistance et à son éducation. Ainsi, quoi qu’il faille le libérer de cette culpabilité par une cérémonie particulière est dénuée de ses pour un vaudouisant. Le baptême ne comporte donc aucune forme d’ »exorcisme ». Il est une fête et, comme toute fête, il se caractérise par un paradoxysme de la société qui met en commun ses richesses et les dilapide dans l’enthousiasme. Alors que l’Haïtien se contentera habituellement d’une poignée de riz ou de farine de maïs pour subsister, les aliments les plus coûteux seront partagés le jour du baptême. Celui-ci se terminera par la purification du nouveau-né, qui sera lavé dans l’eau du temple et revêtu de vêtements blancs, fraîchement lavés, évoquant la tenue de hounssi kanzo qu’il portera lors de son initiation, généralement à l’âge de la puberté.

Baron Samedi: c’est le chef des Guédé. Sa demeure est au centre des cimetières.

Bloroum’: Lorsque meurt un initié il convient, après avoir procédé aux funérailles, de s’occuper des survivants. Ceux-ci ont été bouleversée par la disparition du « frère » ou de la « soeur » qu’ils aimaient et qui « hante » encore le temple. Alors a lieu le bloroum’. Les vaudouisants pensent que l’homme a deux âmes: le « petit bon ange » qui voyage pendant notre sommeil, et le « gros bon ange » qui nous quitte lorsque nous mourons. Un homme ordinaire ne possède guère qu’un embryon d’âme qui se dissout vite dans l’univers. Le hounssi kanzo, par contre, a acquis, par son initiation, une telle force que son âme ne se libère pas aisément de ses liens terrestres. Le bloroum’ va, d’une part, permettra à l’âme du disparu de rejoindre l’eau, origine de toute vie, et, d’autre part, rappeler aux survivants que rien ne sert de se révolter contre la mort, qu’elle n’est pas autre chose qu’une transformation de la matière, qu’il faut maintenant songer à l’avenir et ne pas laisser le mort empoisonner notre existence et celle de la communauté toute entière. Pour la cérémonie du blorum’, les hounssi portent des vêtements blancs avec, cousu à la place du coeur, un rectangle de tissu noir. Le service débute par un « boulé zin », c’est-à-dire par l’épreuve du feu à laquelle fut soumis le disparu au moment de son initiation. On apporte ensuite une bassine d’eau dans laquelle est plongée une calebasse. Celle-ci représente l’âme du mort. A l’aide de grandes cuillères de bois, les membres du temple vont frapper cette calebasse jusqu’à ce qu’elle soint brisée en menus morceaux. Alors, le hounfor tout entier « expulsera » le mort en jetant l’eau contenue dans la bassine et les débris de la calebasse au carrefour voisin. Le dernier vêtement du mort est alors étalé au centre du péristyle. On y met le feu. Une grande flamme s’élève dans laquelle les hounssi vont jeter les rectangles de tissu noir qu’elles portaient sur la poitrine. C’est la fin du deuil. Il arrive parfois qu’à cet instant le mort « monte » un spectateur. Le possédé, allongé sur le sol et ayant toutes les apparences d’un cadavre, recevra les confidences et les adieux de chaque initié lui parlant à l’oreille. Ce sera un moment de grande émotion au cours duquel la communauté atteindra son plus haut point de cohésion. Puis, retrouvant la joie de vivre, hounssi danseront et chanteront jusqu’au lever du jour avec un enthousiasme extraordinaire.

Bokor: Prêtre vaudou qui « sert de la main gauche », c’est à dire pratiquant la magie noire dans le but de nuir.

Bossale: sauvage. Un loa bossale est un esprit difficile à identifier parce que chevauchant une personne non encore initiée.

Boulé zin: épreuve publique du feu à laquelle sont soumis les néophytes en cours d’initation.

- – - C – - -
Calfou: loa, maître des carrefours.

Canzo (Kanzo) : Épreuve par le feu par lequel un adepte devient vaudouissan.

Caye mystères: maison des mystères. C’est le sanctuaire des loa, contenant l’autel vaudou et la pierre du temple. Un hounfor peut avoir plusieurs « caye mystères », chacune d’entre elles étant consacrée à une catégorie d’esprits (ou même à un seul esprit).

Cérémonie des guédé: De tous les esprits du vaudou, les guédés sont, peut-être, les plus étranges. La liste en est si longue qu’elle occuperait une page entière. Dans le rite rada, « Guédé Nibo » et « Brave Guédé » sont, comme tous leurs frères ou cousins, des loa de la mort, mais ils osnt aussi esprits de la vie puisque de la putréfaction renaît la vie immortelle. Ils sont donc à la lois funèbres par leurs vêtements (on leur ceint la teille et le front de foulards noirs, violets ou mauves) et d’une érotisme extrême dans leur comportement. Chevauchée par un guédé, une initiée mimera l’acte sexuel en exécutant une danse spéciale: « le Banda », et chantera des hymnes d’une obscénité inimaginable à la gloire du phallus. Il s’agit de souligner le caractère sacrée de la fertilité. Le symbole des guédé est une croix noire qui marque cette croisée des chemins à laquelle chacun de nous devra, à son heure, parvenir. Elle est sortie de la « maison des mystères » à l’occasion de cérémonies particulières qui n’ont lieu qu’au mois de novembre. A cette occasion, la mambo et les hounssi se masquent de voiles funèbres tandis que les joueurs de tambours nouent un foulard blanc autour de leur cou, se couvrent le visage de poussière de maïs symbolisant à la fois la glaise des cimetières et la promesse de nouvelles récoltes. Lorsque paraît « Barron Samedi » qui est le chef de tous les guédé, les fidèles le coiffent d’un chapeau haut de forme et lui passent, parfois, une jaquette ou un habit noir. Il s’agit, de rappeler aux puissants qu’ils retourneront, eux aussi, à la poussière.

Choual: cheval. Toute personne possédée, « chevauchée » par un loa.

Croisignin: tracer une croix avec, par exemple, de la farine de maïs.

- – - D – - -
Dahomey zépaul: danse du rite « rada »

Damballah: esprit « rada » symbolisé par la couleuvre.

Danses sacrées: La danse qui, depuis les origines, permettait à l’homme d’échapper aux limites étroites de sa conscience et d’entrer en communion avec la nature et les rythmes universels. Malgré les persécutions dont ils furent victimes, les vaudouisants ont su conserver des traditions religieuses où la danse tient un rôle essentiel. Il ne s’agit pas d’improvisation plus ou moins heureuses, mais de véritables danses classiques, c’est-à-dire représentatives d’une culture arrivée au point le plus élevé de son développement artistique. Leurs prières dansées (et chantées) mettent le corps en condition pour recevoir la charge très lourde des loa. Elles sont donc à la fois un « don expressif de tout l’être » et des attitudes corporelles intéressant les muscles et les centres nerveux qui seront suractivés par la crise. Chaque rite a ses danses particulières. Les plus fascinantes sont, peut-être, le « yon-valou » qui évoque les ondulations du serpent, le « Dahomey zépaul’ » demande une endurance et un souffle exceptionnels et le « banda » exécuté en l’honneur des Guédés. Ainsi, les hounssi manifestent leur croyance dans la vie toujours triomphante.

Dansé lan têt’ : on dira q’un esprit « danse dans la tête » d’une personne possédée.

Dior: la première prière « dior » est une longue invocation aux esprits de l’Afrique lointaine. Elle est prononcée en « langage » c’est-à dire dans une langue où domine le « fongbé » religieux associé à un créole volontairement déformé.

Djévo : Salle d’initiation

Doctè-fey(docteur-feuille) : Guérisseur.

Dessounin : Rituel durant lequel le Gros-Bon-nge d’une personne se sépare de son corps.

- – - E – - -
Erzulie Fredda Dahomey: esprit de l’amour dans le rite « Rada »

Erzulie Dantor: esprit de l’amour dans le rite »Petro »

Erzulie Zila: esprit de l’amour dans le rite Zandor. Ces trois Erzulie représentent sans doute les trois faces d’un même esprit.

- – - G – - -
Gade: c’est le protecteur particulier d’un temple ou d’un individu, auquel cas celui-ci portera une scarification sur le bras.

Ginen : Le monde des morts.

Govi : Vase de terre dans lequel s’abritent les loas.

Grand Bois: esprit des forêts

Grande Brigitte: esprit de la mort, épouse de Baron Samedi

Granmèt (Grand-Maître) : Nom donné à Dieu par les vaudouissans.

Gros-bon-ange : Aspect de l’âme qui fait partie de l’énergie cosmique et de l’inconscient collectif.

Guédé (Gédé): esprit de la mort, mais aussi de la sexualité

Guévo: cellule initiatique

Guinin: Guinée, lorsque les vaudouisants parlent de « lan guinin » ils comprennent l’Afrique en général

- – - H – - -
Hogou: esprit de la guerre. La famille des hogous est très nombreuse. On y trouve « Hogou saint Jean » « Hougou Badagri », « Hogou démanie ».

Hougenikon : Chef des choeurs lors des cérémonies.

Houngan : Prêtre Vaudou

Houngno: de « hun », esprit, et « gno » nouveau né. Le houngo est le néophyte en cours d’initiation.

Hounfor (Hunfor,Hounfort, Ounfo): de « hun », esprit, et « for » maison. Le hounfor est le temple du vaudou. Il est divisé en deux parties: le péristyle, vaste hangar dont le sol est de simple terre battue, où se déroulent les cérémonies et qui est ouvert au public, et la caye mystères ou bagui qui contient l’autel et les attributs des loas.

Hountor : Esprit des tambours vaudous.

Houssi: « Chevaux des esprits », « épouses des dieux », les hounssi sont des personne ayant passé les rites d’initiation et qui assistent le Houngan ou la Mambo durant les cérémonies.

- – - I – - -
Ibo: famille d’esprits originaires de l’ethnie Ibo (Nigéria actuel)

Ifé: La terre promise des vaudouisant

Initiation: Religion à mystères, il n’est pas surprenant que le vaudou ait été l’objet de tant de défigurations successives. Sans parler de ceux qui en donnèrent une image volontairement mensongère, il faut convenir que beaucoup d’étrangers, déformèrent les faits dont ils avaient été les témoins. Les motifs le plus souvent invoqués pour solliciter l’initiation sont le besoin d’une nouvelle mère (ou d’un nouveau père suivant le cas), le désir de retrouver un équilibre physique ou psychique compromis par la maladie, ou encore ce qu’il est convenu d’appeler une vocation. Nul ne peut s’engager dans la voie initiatique sans le secours d’un maître. Le néophyte devra donc se mettre en quête d’un hougan ou d’une mambo qui accepte de le prendre en charge. Celui-ci lui imposera d’abord une longue période probatoire afin de s’assurer de sa sincérité et de sa résolution. L’initiation vaudou pourra alors se dérouler suivant le schéma classique de toute initiation: mort et renaissance. Après avoir épouvé les sueurs de l’agonie, le néophyte devra régresser jusqu’à l’état foetal et ressentir les douleurs d’une nouvelle naissance. Ayant ainsi franchi la barrière qui sépare le profane du sacré il sera, au sens propre, un autre lorsqu’il sortira de la cellule initiatique, comme l’enfant sort du ventre de sa mère. Cet « autre » ne sera pas seulement un nouveau-né ou un ressucité, il aura eu des révélations d’ordre métaphysique grâce à des « visions » qui seront interprétées par le houngan ou la mambo. Les initiés vaudou prennent très aux sérieux cette « union », au point de vouloir la concrétiser parfois par un véritable « mariage » avec le loa de leur choix. En ce sens, les hounssi peuvent se dire légitimement « épouses » (ou « époux ») des esprits.

- – - K – - -
Konfyans: Apprenti houngan

Khu-bha-sah: Dague rituelle servant aux sacrifices.

- – - L – - -
Langage: langue secrète des temples tirée essentiellement du « fongbé »  (dialecte du peuple Fon)

Lambi: gros coquillage dans lequel on souffle en l’honneur d’Agoué, esprit de la mer

Laplace (Laplas): chargé de la discipline du temple. Tient l’épée et dirige les portes-drapeaux.

Legba: esprit dahoméen (rites rada) qu’on invoque toujours en premier. Il est, en effet, considéré comme « celui qui ouvre les portes de l’invisible »

Loa (Lwa): esprits du vaudou. On dit aussi « mystères ».

Loa-Racine (Lwarasin): Esprit ancestral hérité d’uen famille ou d’ancêtres.

Loco: esprit « rada » symbolisant l’équilibre.

- – - M – - -
Mahi: danse traditionnelle du rituel rada.

Mait’têt: maître de la tête d’un initié, son protecteur

Maman (Manman): Le plus grand des trois tambours dans la batterie du culte Rada.

Mambo: prêtresse vaudou. A les mêmes pouvoirs et la même formation que le Hougan.

Mangé Guinen: Offrande offertes aux guédés.

Mangé Loa: sacrifice aux esprits

Mangé Yam : Cérémonie qui consiste à donner à manger à l’âme de la terre. Elle se compose d’ignames accompagnées d’autres produits vivriers et de poissons séchés.

Mapou: Arbre sacré hébergeant les loas.

Marassa: esprits jumeaux qui symbolisent l’enfance du monde

Monter: on dit d’un fidèle possédé qu’il est « monté » (ou chevauché ») par l’esprit.

Mystère: Loa

- – - N – - -
Nago: catégorie d’esprits dont l’élément est le fer (alors que l’eau est l’élément des loa rada et le feu celui des loa Pétro)

Nanchon: nation vaudou, c’est-à-dire groupe ou famille d’esprits ayant un même origine ethnique (on dit la « nation » rada, la « nation » petro, la « nation » ibo etc…)

Nine-Night: Rituel de neuf jours en l’honneur de l’âme d’une personne récemment décédée, ayant lieu pendant la période où la ti-bon-ange est censée planer au-dessus du corps.

Nom Vaillant (Non Vanyan): Non rituel donné à un hougan ou une mambo à l’issue de son initiation complète. C’est aussi le nom sacré des plantes.

- – - O – - -
Ouanga (Wanga): talisman, préparation magique, fétiches destinés à protéger ou à nuire.

Ouetté mor lan dlo: cérémonie au cours de laquelle on procède au « retrait des morts de l’eau » où leur âme est censée s’être réfugiée. A cette occasion, les morts s’adressent une dernière fois aux membres de leur famille avant de se fondre dans l’univers. Ce peut être aussi une cérémonie durant laquelle l’âme du mort est ramenée d’outre tombe pour être enfermée dans un Govi.

- – - P – - -
Paket’: par exemple « paket’ congo ». Paquets de soie brillante, de forme vaguement humaine (il y a des paket’ masculins et des paket’ féminin) qui constituent, en quelque sorte, le « double » de l’initié. Ils servent à maintenir l’équilibre psychique des Houngans et Mambos. Egalement utilisés pour le traitement de certaines maladies et pour protéger contre les envoutements.

Pé: du dahoméen « kpé », de la pierre. C’est l’autel vaudou. On y trouve toujours une pierre choisie pour son ancienneté ou sa forme particulière (il s’agit souvent de météorites ou d’anciennes haches de guerre indiennes).

Péristyle: partie publique du temple, de forme généralement quadrangulaire. On voit, presque toujours, au centre du péristyle le « poteau-mitan »

Pétro: catégorie d’esprits dont l’origine est, vraisemblablement, l’Afrique centrale. Leur élément est le feu.

Pitite-feuille (piti fey) : Membre d’une congrégation vaudou adopté par le hougan ou la mambo.

Poteau-mitan: poteau planté au centre du péristyle d’un temple. Il est supposé « aller de la terre au ciel » et établit ainsi la communication entre toutes la catégories d’esprits.

Pot’têt: chaque initié a son « pot de tête » placé dans le « caye mystères » du temple. Il est supposé contenir sa force psychique, son « âme ».

- – - R – - -
Rada: famille d’esprits dont l’origine est dahoméenne (royaume d’Arada). Ils sont l’objet d’un rituel particulier.

Rara : Période ruant laquelle les vaudouissan descendent dans la rue pour y chanter et danser en célébration du printemps.

Rite: Il y a trois rites principaux dans le vaudou: le « rada », le « petro » et le « congo » (associé généralement au rite « Ibo »). Il existe un autre grand rituel: le « zandor », mais celui-ci est considéré comme secret. Les initiés qui servent les esprits « zandor » affirment qu’ils peuvent voler dans les airs et même se métamorphoser en animaux.

- – - S – - -
Saint-Jean: esprit de la famille des « hogous », on lui sacrifie un bélier au solstice d’été.

Shango: esprit du tonnerre et des éclairs.

Simbi: esprit qui demeure dans l’emboûchure des fleuves, là où se mêlent les « eaux douces » et les « eaux amères ».
Sirène (la): esprit des eaux. L’équivalent de nos néréides et ondines

- – - T – - -
Tcha-Tcha: sorte de « macara » avec laquelle on dirige les services du rite « petro » à la place du « açon ». Par extension, on appelle « houngan tcha-tcha » le demi-prête qui ne peut se servir du « açon », n’ayant pas subi les initiations nécessaires.

Ti-bon-ange: Aspect de l’âme déterminant la destinée de l’individu.

- – - V – - -
Ventailler: éventer avec une volaille tenue par les pattes. Ce geste apporte la protection des « loa ».

Vévé: Tracés à même le sol, généralement avec de la farine maïs. Les vévés représentent les symboles des esprits qui vont être plus particulièrement invoqués.

- – - Y – - -
Yonvalou: danse traditionnelle du rite « rada »

- – - Z – - -
Zacca: généralement nommé « Cousin Zacca ». C’est un esprit paysan

Zandor: rituel secret du vaudou

Zin (zen): Pot en terre cuite dans lequel on fait cuire les offrandes.

Zobop: société secrète appartement aux « sectes rouges »

Zombi: Individu dont un sorcier a enlevé l’âme et qu’il a réduit en servitude.

 

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